
La 3e édition du Global Disability Summit (GDS), le plus grand rassemblement mondial consacré aux droits des personnes en situation de handicap, s’est ouverte mercredi à Berlin, avec la participation d’une importante délégation marocaine conduite par la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naïma Ben Yahya.
La cérémonie d’ouverture du GDS a été marquée par la présence de Sa Majesté le Roi Abdallah II, Souverain de Jordanie, pays co-organisateur de cette édition avec l’Allemagne, du chancelier fédéral allemand, Olaf Scholz, ainsi que de nombreux représentants de gouvernements, d’organisations internationales et de la société civile.
Dans une déclaration à la MAP, en marge de cette cérémonie, à laquelle a assisté l’ambassadeur du Maroc en Allemagne, Zohour Alaoui, la ministre a souligné l’importance de ce Sommet mondial, qui offre l’occasion de débattre de sujets relatifs à la situation des personnes aux besoins spécifiques portant notamment sur les mécanismes d’action commune dans les domaines de l’enseignement inclusif, la santé, l’autonomisation économique, l’aide technique, et la participation politique et sociale des personnes en situation d’handicap.
La participation de la délégation marocaine, composée notamment du secrétaire d’État chargé de l’Insertion sociale, Abdeljebbar Rachidi, du Wali chargé de la Coordination nationale de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), Mohammed Dardouri, et du directeur de l’Entraide nationale, Khettar El Mojahidi, constitue une occasion pour le Maroc de partager son expérience en matière de promotion des droits des personnes en situation de handicap, a précisé Mme Ben Yahya.
Le Royaume dispose, à cet égard, d’une expérience pionnière, en particulier sur les plans juridique et constitutionnel, avec la reconnaissance explicite du droit des personnes en situation de handicap et du principe d’égalité des chances entre tous les citoyens, a expliqué la ministre.
Le Maroc s’est également doté d’une législation spécifique, avec un cadre juridique dédié au handicap, ainsi que d’un ensemble d’initiatives en constante évolution afin de répondre aux besoins des personnes concernées, a-t-elle souligné.
Placée sous le signe “Rien sur nous sans nous”, la cérémonie a réuni plus de 3.000 participants représentant une centaine de pays, venus échanger autour de plusieurs axes prioritaires, notamment la transformation des marchés du travail pour les rendre plus inclusifs, l’amélioration de l’accessibilité dans l’aménagement urbain et l’équité dans les systèmes de santé.
L’éducation inclusive, le financement de programmes tenant compte du handicap et la réduction de la fracture numérique seront également au cœur des travaux de cette rencontre mondiale, organisée en partenariat avec l’Alliance internationale du handicap (IDA), et qui se tient les 2 et 3 avril 2025.
Le Sommet de Berlin explorera par ailleurs les moyens de renforcer la participation des personnes en situation de handicap à la vie publique et aux processus décisionnels, tout en soulignant l’urgence d’intégrer l’inclusion dans les actions climatiques.
Depuis son lancement en 2017, le GDS s’est imposé comme une plateforme de référence pour faire progresser l’inclusion et promouvoir les droits des personnes en situation de handicap à l’échelle mondiale.
Les deux premières éditions, organisées en 2018 à Londres et en 2022 en ligne, ont été marquées par des avancées notables : engagements concrets, évolutions législatives dans plusieurs pays, hausse des financements alloués aux politiques inclusives et renforcement des partenariats entre gouvernements, organisations internationales et société civile.
Le GDS 2025 ambitionne ainsi de prolonger cette dynamique, en mettant l’accent sur l’intégration systématique du handicap dans les politiques de développement et d’action humanitaire.
LR/MAP